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Le job de Copywriter est sans doute l’un des métiers avec la plus forte croissance sur Internet ces dernières années.
Si vous vous êtes déjà intéressé à la communication digitale ou au marketing et que vous avez tapé “comment devenir copywriter freelance ?” dans Google, vous avez sûrement constaté l’explosion du nombre de personnes qui exercent ce métier, avec des profils très variés.
Le copywriting attire pour de bonnes raisons :
Le référencement naturel SEO, les réseaux sociaux, les blogs, les sites e-commerce ou les emails automatisés ou non : tout repose aujourd’hui sur la puissance des mots. Le copywriting devient donc un véritable levier de croissance, et un métier avec de réelles opportunités de carrière.
Mais attention, ce n’est pas parce que ce métier vous attire qu’il faut foncer tête baissée. La discipline est exigeante.
À chaque fois que j’ouvre LinkedIn ou que je navigue sur Facebook dans un groupe de la communauté de rédacteurs, je vois des conseils contradictoires, souvent donnés par des personnes qui ne comprennent pas les bases de l’écriture persuasive ou des techniques de communication digitale. Je suis assailli de posts écrits par les vendeurs de formation et les pseudo-influenceurs qui essaient de me donner des astuces. Avec du bon et beaucoup de moins bon.
Il est donc nécessaire de distinguer le contenu informatif du bruit. Et c’est précisément ce que je vais vous proposer ici : un guide complet, concret, dédié à celles et ceux qui veulent devenir copywriter, et pas simplement consommer du contenu motivant.
Pourquoi est-ce que vous devriez prendre ce que je dis au sérieux ?
Parce que j’ai une vraie expérience professionnelle dans ce domaine :
Vous l’aurez compris : je suis passé par toutes les étapes.
Mon objectif dans cet article est simple : vous partager un plan d’action clair, fondé sur le réel, pour vous aider à devenir un copywriter professionnel, que vous souhaitiez exercer en freelance, trouver un emploi salarié, ou même vous reconvertir après un bac+2 ou un bac+3.
Commençons par une définition simple et efficace, telle que vous pourriez la retrouver dans une fiche métier du copywriter ou dans un guide d’orientation professionnelle :
Le Copywriting, c’est l’art de l’écriture persuasive, au service de la vente. C’est une technique de communication digitale qui consiste à rédiger des textes (qu’on appelle souvent des “copys”) pour inciter une personne à passer à l’action : cliquer, s’inscrire, acheter, s’engager.
On retrouve ces textes dans tous les formats qui structurent un funnel de vente : pages de vente, newsletters, séquences email, fiches produit, posts sur les réseaux sociaux, scripts de vidéo, publicités en ligne, etc.
Un bon Copywriter sait adapter son message au public cible, en fonction du moment du parcours client.
Le terme “Copywriter” est la traduction directe du mot anglais. En français, on parle parfois de “concepteur-rédacteur” (ou “rédacteur publicitaire”), mais cette appellation est souvent utilisée dans les agences de publicité traditionnelles, pour désigner ceux qui conçoivent les slogans ou les campagnes de pub télé. Le Copywriting, aujourd’hui, dépasse largement ce cadre. Cela ne représente qu’une toute petite manière de faire du copywriting (et la moins accessible).
Le copywriting s’est imposé comme une discipline à part entière dans le marketing digital.
En particulier dans les stratégies de content marketing ou de référencement naturel. Et contrairement à l’image classique du rédacteur enfermé dans un bureau, le Copywriter moderne est souvent intégré dans une équipe projet, avec un chef de produit, un responsable SEO, un community manager, voire un consultant en stratégie ou un assistant marketing.
Historiquement, les premiers Copywriters des années 50/60 — Gary Halbert en est l’un des exemples les plus célèbres — écrivaient des lettres de vente en papier. Leur mission était de capter l’attention du lecteur et de le convaincre avec des mots percutants, en quelques lignes.
Il fallait donc être convaincant et savoir utiliser les bons mots. Ils étaient très souvent employés par les agences de publicité qui étaient chargées de vendre les produits des marques qui faisaient appel à eux.
Aujourd’hui, leur héritage perdure, mais la discipline a évolué. Le Copywriting moderne inclut une forte dimension marketing et communication, une compréhension fine des outils digitaux (CRM, tunnel, analytics, référencement Google…) et une capacité à s’adapter aux codes de chaque format et chaque canal.
Et surtout, il s’appuie sur une connaissance poussée de la psychologie humaine. C’est là que se situe toute la différence entre un texte plat et un message qui provoque une émotion, un effet miroir, une réaction.
Alors oui, certains puristes considèrent que le Copywriting ne désigne que la rédaction à visée commerciale directe. Mais mon parcours m’a montré qu’il est pertinent et utile d’adopter une vision plus large. Une vente ne se fait pas uniquement au moment où une personne lit un argumentaire de vente.
Une vente commence bien avant le bouton “acheter”.
Elle débute au moment où l’on capte l’attention de quelqu’un. Où l’on crée un lien. Où l’on apporte une valeur ajoutée à travers du contenu utile, engageant, informatif.
Elle se construit dans le temps, petit à petit, grâce à du contenu à visée éducative. Grâce à du contenu qui crée un lien de confiance avec son audience.
Prenons un exemple concret : vous souhaitez acheter une voiture. Vous n’allez pas le faire simplement parce que vous avez vu une pub sur Instagram. Vous allez chercher des informations fiables, comparer, poser des questions. Et le Copywriter est là, à chaque étape du processus, pour guider, rassurer, et faire avancer le prospect vers l’action.
Son job, c’est précisément d’intervenir à chacun des moments de cette chaîne et de s’assurer que le message soit cohérent de bout en bout.
Voici les types de contenus sur lesquels le Copywriter peut intervenir :
Le Copywriter intervient donc tout au long du parcours utilisateur. C’est un acteur clé de la stratégie de communication d’une entreprise, et un métier très recherché dans les startups, les agences ou en freelance.
Passons à la question qui revient souvent lors des entretiens, sur les groupes LinkedIn ou dans les discussions entre freelances : combien gagne un Copywriter ?
Dès qu’on parle de rémunération, il faut garder en tête qu’il n’existe pas de barème unique. Le salaire net d’un copywriter varie énormément selon l’expérience professionnelle, le statut (freelance ou salarié), la localisation, la taille de l’entreprise ou encore le type de contenu produit.
Voila pourquoi je trouve cette question plutôt surprenante.
C’est comme si je demandais combien touche un commercial (ou n’importe quelle profession). Cela n’a pas de sens car il n’y a aucune réponse exacte et vérité absolue. Pour un rôle en CDI, il y a beaucoup de variables à prendre en compte et tout cela va influencer votre salaire.
Mais essayons tout de même de donner un ou deux chiffres concrets. C’est ce que vous attendez, n’est-ce pas ?
En CDI, à Paris ou dans une grande ville, un copywriter junior peut espérer commencer autour de 30 000 à 36 000€ brut annuel, soit entre 2 000 € à 2 300 € net par mois. Ce chiffre peut monter rapidement si le poste est stratégique pour l’entreprise (ex : en startup ou dans une équipe marketing réduite).
Selon Glassdoor, le salaire moyen d’un copywriter à Paris tourne autour de 38 000€ brut par an.
Cela correspond à ce que j’ai moi-même touché à l’époque :
Notons qu’en 2017, ce métier n’en était encore qu’à ses balbutiements (en France). Les offres étaient très peu nombreuses. Depuis, cela s’est bien démocratisé et, j’ai l’impression, s'est accompagné d’une petite hausse de la rémunération.
Bref, c'est un vrai projet de vie potentiel, et pas uniquement un petit hobby.
Aujourd’hui, avec l’essor du marketing digital et la généralisation du travail à distance, on trouve de plus en plus d’opportunités en télétravail ou en alternance dans des écoles spécialisées (comme un Bachelor en marketing, une licence pro communication, ou même un Master en content marketing).
Ce métier peut aussi servir de tremplin vers d’autres rôles comme content manager, consultant en stratégie de contenu, ou chef de projet éditorial.
C’est là que les écarts deviennent significatifs.
L’écart type entre le Copywriter ou le rédacteur le moins bien payé et le mieux payé est supérieur à x10 selon moi. Cela s’explique par une raison simple : il faut apprendre à se vendre (d’où l’importance du travail sur votre marque personnelle et votre jauge de crédibilité).
On voit de tout :
Sur une plateforme comme Malt, trois profils se détachent :
Le facteur clé ici, c’est votre crédibilité. Votre capacité à prouver que vous savez ce que vous faites. D’où l’intérêt de créer un portfolio solide, de publier sur LinkedIn ou sur votre site internet, et de construire votre jauge de confiance.
Vous devez apprendre comment structurer votre offre, vous positionner sur le bon segment, et attirer des clients qui sont prêts à payer votre valeur.
À noter : certains Copywriters choisissent un modèle hybride — quelques missions freelance, un client récurrent, des produits en ligne — pour plus de liberté et de sécurité financière.
À ce stade, vous vous demandez peut-être à quoi ressemble une journée type de Copywriter.
Écrit-il du matin au soir, les doigts rivés sur son clavier comme un automate de la rédaction web ? Pas vraiment.
En réalité, la rédaction n’est que la partie visible de l’iceberg. C’est l’aboutissement d’un long processus. Je dirais même que sur une journée de 8 heures, le temps passé à écrire pur ne dépasse pas 2 ou 3 heures. Tout le reste consiste à réfléchir, structurer, interagir, adapter.
Pour vous donner une vision concrète, voici les missions clés d’un copywriter, qu’il travaille en agence, en tant que freelance, ou dans une entreprise (en tant que responsable contenu, content manager ou assistant communication).
Prenons une métaphore pour bien comprendre.
Si vous construisez une maison, vous n’allez pas tout de suite commencer par poser les murs.
Vous devez d’abord passer par plusieurs étapes déterminantes : étudier la constructabilité du terrain, dessiner un plan, poser les fondations, sélectionner les bons matériaux, etc. La construction des murs n’est que la touche finale.
Voici concrètement toutes les réflexions à mener en amont.
C’est la base du métier.
Pas de bon copywriting sans bonne compréhension de son persona.
Vous devez entrer dans le monde de votre audience. Comprendre ses problématiques, ses envies, ses blocages, son vocabulaire. C’est là que commence votre vraie mission : devenir un détective de l’émotion.
Attention, il ne s’agit pas uniquement d’y penser “vite fait” et se dire que c’est bon. Il faut vraiment comprendre qui ils sont.
Cela implique souvent d’aller sur le terrain :
L'enjeu est de choisir les mots qui vont permettre de déclencher le passage à l’action. Et on comprend bien que ces mots vont dépendre de la situation, du contexte et de la personne qui les lit.
Devenir copywriter, c'est comprendre votre cible pour identifier les arguments qui vont permettre de la convaincre et de la toucher émotionnellement.
Petite anecdote : lorsque je travaillais chez LiveMentor, je passais des heures à discuter avec les élèves dans le groupe privé Facebook.
Je leur parlais directement, je les rencontrais à l’occasion d'événements physiques, etc. Je posais des questions, je notais leurs tournures de phrases. Résultat ? J’ai pu écrire des emails qui les touchaient droit au cœur.
C’est ce que je continue de faire aujourd’hui dans Sauce Writing : rester connecté au terrain.
Le Copywriter ne travaille jamais seul. l n’est qu’un rouage dans une chaîne beaucoup plus grande que lui : le cycle commercial et marketing du client pour qui il travaille (que l’on appelle funnel).
Tout bon rédacteur se doit d’avoir une très bonne connaissance de cette chaîne et de son objectif.
Il doit savoir à quel moment la Copy qu’il va rédiger intervient : est-ce que le prospect est déjà familier de notre marque ? Est-ce qu’il nous découvre pour la première fois ? Est-ce qu’il a déjà eu un commercial au téléphone ? Lu plusieurs contenus ? Que va-t-il se passer une fois qu’il a lu mon texte ? Que se passe-t-il s’il clique sur le CTA de ma page ? etc.
Mais il doit aussi comprendre la nature du contenu à rédiger :
Tout cela va influencer le choix de l’argumentaire et des mots. Et l'aider à utiliser la fameuse structure AIDA.
Il doit donc maîtriser les bases du content marketing, connaître les étapes du parcours client, et savoir adapter le type de contenu à chaque moment stratégique.
Un même sujet peut donner lieu à plusieurs formats :
Ce troisième point est très lié au précédent, mais il me paraît pertinent de faire un aparté spécial dessus.
Un Copywriter n’est pas un simple exécutant. Il est là pour vendre avec des mots. Et pour vendre, il faut maîtriser parfaitement ce qu’on vend.
Cela implique de :
C’est pour cela qu’il collabore souvent avec les équipes produit, les commerciaux ou le fondateur. Un bon Copywriter pose les bonnes questions. Il challenge le message. Il affine le positionnement.
C’est seulement avec toutes ces cartes en main que l'on peut décider des bons leviers à actionner dans sa copie pour générer des ventes.
Enfin, dernière étape importante avant de commencer : celle de la feuille blanche.
L’erreur que font de nombreux débutants est de démarrer tout de suite dans la rédaction dans leur texte, sans s’interroger profondément sur sa structure.
Écrire sans plan, c’est comme construire une maison sans fondations.
Je conseille plutôt de démarrer avec une feuille, un stylo et de réfléchir au déroulé logique de votre argumentaire. C’est d’ailleurs le même processus que je recommande pour rédiger un article de blog.
Jouez avec vos recherches et le matériel dont vous avez à disposition (issus des trois premiers points que je viens de partager) pour construire votre page.
Si vous rédigez par exemple une Landing Page, demandez-vous quels sont les arguments à utiliser, et dans quel ordre. Quelles sont les objections à traiter rapidement. À quel moment parler des fonctionnalités, etc.
C’est seulement une fois que vous êtes au clair avec tout cela que vous pouvez commencer à rédiger.
Vous pouvez établir une fiche de structure :
C’est là que le copywriter mobilise ses outils :
Il fait du tri dans les idées. Il pose le squelette du texte. Et seulement ensuite… il commence à rédiger.
Vous êtes toujours là ? Ce que j’explique vous parle ? Alors vous vous demandez peut-être : faut-il un diplôme pour devenir Copywriter ? Une formation spécifique ? Un master en marketing ou un BTS communication ?
La réponse courte : non.
La réponse complète : pas forcément, mais certaines compétences sont indispensables.
Le Copywriting est un métier hybride, au croisement de l’écriture, du marketing et de la psychologie humaine. Il ne suffit pas de savoir aligner des phrases : il faut comprendre le fonctionnement de l’esprit humain, maîtriser les codes du référencement naturel SEO, et savoir adapter le ton, la forme, les arguments au public cible.
Voici les qualités et compétences fondamentales pour exercer ce métier (avec ou sans diplôme).
Le Copywriter, c’est un traducteur d’émotion. Un pont entre les besoins du lecteur et l’offre de l’entreprise. Il doit comprendre l’autre, dans ses doutes, ses frustrations, ses espoirs. C’est ce qui lui permet d’écrire des textes qui résonnent.
Si vous n’êtes pas capable de vous mettre dans les baskets de la personne que vous essayez de convaincre, vous n’avez aucune chance.
Vous devez apprendre à voir le monde comme elle. Comprendre les références qui l’inspirent. Comprendre les messages qui vont la toucher.
Cela explique d’ailleurs pourquoi les bons Copywriters tendent à être des personnes introverties.
Loin des discours creux ou des slogans génériques, ils savent trouver les bons mots au bon moment.
Cette capacité à voir le monde à travers les yeux du lecteur, c’est ce qui distingue un bon texte d’un texte qui vend.
Oui, certains textes sont longs. Mais beaucoup sont très courts : une pub, un bouton d’appel à l’action, une phrase d’accroche percutante. Et là, chaque mot compte.
Lorsque vous écrivez sur un support court (landing page, emails, publicités, posts sur les réseaux sociaux), chaque mot compte. Chaque mot est important dans le but de communiquer votre message.
La rigueur, la précision et la minutie sont vos meilleurs alliés.
Il faut être capable d’éliminer le superflu, d’ajuster une tournure, de traquer les répétitions. De respecter une charte éditoriale. De comprendre comment une tournure de phrase ou un mot peut changer l’effet produit.
Le Copywriter est un artisan. Il taille son texte comme un joaillier.
Je le répète : le Copywriter ne travaille pas en autarcie, dans son coin. Il est un maillon d’une chaîne plus large que lui. Il doit comprendre l’écosystème marketing et communication dans lequel il intervient. Les outils, les objectifs, les KPI, les types de canaux.
Il doit parler le même langage que les consultants SEO, les managers, les community managers, les content marketers.
Il a besoin de comprendre le contexte global de son entreprise afin de faire en sorte que ses textes s’y insèrent au mieux. Il doit également montrer à son employeur ou son client qu’il sait de quoi il parle et qu’il va pouvoir être force de proposition.
Petit aparté : c’est exactement pour cela que tous les cas pratiques réalisés par les participants à ma formation en Copywriting sont précédés d’une mise en contexte des techniques marketing.
Par exemple, avant de commencer à rédiger une Landing Page, je m’assure que les participants comprennent bien quel est le rôle de ces pages, pourquoi elles sont utiles et dans quels cas il faut en créer.
C’est pour cela que je recommande d’avoir une formation en T :
C’est ce que j’enseigne dans mes programmes : ne pas seulement apprendre à écrire, mais maîtriser l’ensemble du contexte dans lequel un texte s’insère.
Le Copywriter est un explorateur de sens. Il cherche, il observe, il lit, il fait des connexions.
Il sait que la bonne idée ne vient pas toujours d’un livre de marketing, mais parfois d’un film, d’un roman, d’un podcast, d’un échange dans un bar ou d’un post vu par hasard sur Reddit.
Lire beaucoup, sur des sujets variés, nourrit votre esprit. Fiction, histoire, psychologie, business, art, philosophie : tout est bon à prendre.
Je ne connais aucune personne qui dédie l’essentiel de son temps à l’écriture qui ne soit pas curieuse et créative.
La curiosité permet de s’ouvrir aux autres et d'accélérer son apprentissage. Son envie de comprendre.
La créativité lui permet d’inventer et de sans cesse trouver de nouvelles idées pour se renouveler. La créativité lui permet de sortir du lot et de surprendre son lecteur.
Le point important ici est de comprendre que la créativité est un muscle. La créativité n’est pas le fruit d’éclairs de génie ou l’apanage des personnes qui sont nées avec.
Les personnes que l’on qualifie de “créatives” on fait l’effort de le devenir ; la créativité est le fruit d’une discipline et d’un entraînement. J’ai publié un livre entier sur le sujet : Expédition Créative.
Derrière chaque auteur (rédacteur, storyteller, ghostwriter, etc.) se cache un lecteur passionné. J’en suis absolument convaincu : je le suis moi-même et tous ceux que j’admire le sont également.
Pas parce que “c’est bien de lire”, mais parce que ça rend meilleur : La lecture n’est pas vraiment une compétence. Il s’agit plutôt d’une habitude et d’une discipline de vie. Mais elle me paraît essentielle.
La lecture va alimenter votre curiosité. La lecture va développer votre empathie. La lecture va vous nourrir de références, d’exemples et d’histoires que vous pourrez utiliser dans vos contenus. La lecture va affiner votre sensibilité pour l’écrit. La lecture va vous aider à formuler de meilleures phrases. La lecture va vous permettre de créer une réalité dans laquelle les mots jouent un rôle central.
Tout cela va vous aider dans votre job de Copywriter. Je considère que cette activité est tellement utile que je lis un livre par semaine depuis six ans.
Oui, vous pouvez lire les classiques du Copywriting : Gary Halbert, Breakthrough Advertising, The Adweek Copywriting Handbook, Scientific Advertising. Mais ce ne sont pas les seuls. Je vous encourage à varier les styles et les formats.
Ce sont des bons livres qui transmettent des notions utiles de publicité. Mais aucun d'entre eux ne m’a particulièrement marqué. Il s’agit souvent d’une collection d’astuces et de principes.
Jetez-y un œil, mais ouvrez-vous surtout à un maximum de lectures différentes. Lisez de la fiction, de la science-fiction, des biographies, des livres historiques et business (les livres de Seth Godin sont incontournables). Lisez ce qui vous passionne et attire votre curiosité.
Les bonnes idées et bonnes inspirations viennent de partout. Sortez des sentiers battus des mêmes livres que tout le monde lit. Si cela vous intéresse, je partage tous les mois mes lectures dans ma newsletter personnelle.
Un bon Copywriter est aussi nourri de langue française, de dialogues bien ficelés, d’humour bien écrit, de punchlines de rappeurs, de récits immersifs.
Vous voulez faire passer une idée forte ? Inspirez-vous de ceux qui manient les émotions avec précision et qui maitrisent la langue comme personne.
Je garde la meilleure et la plus importante pour la fin.
Quand je parle “d’aisance à l’écrit”, je désigne plusieurs choses :
Fort heureusement, tout cela s’apprend. Comme la créativité, c'est un muscle.
Et la première chose indispensable que vous pouvez faire pour tout cela, c’est de pratiquer beaucoup.
Dans cet article, j’insiste à plusieurs reprises sur le même point : vous n’avez besoin de rien pour commencer le Copywriting.
Pas de matériel, pas d’outils, pas de diplôme, pas d’accréditation. Même pas besoin d’avoir le bac !
C’est un point très important : personne ne va vous donner la permission. Personne ne va vous dire : “c’est bon, tu peux y aller !”.
C’est libérateur, mais cela peut aussi rajouter de la pression sur les épaules. Car cela signifie que vous êtes à 100% aux commandes de votre trajectoire. Vous avez la responsabilité de mettre en place les bonnes actions et stratégies.
Votre succès comme Copywriter sera une fonction des efforts que vous allez mettre.
Si vous aspirez à effectuer une reconversion vers ces métiers, mon conseil est simple : commencez dès maintenant. N’attendez pas de suivre les bonnes formations, le bon cours, d'avoir la bonne inspiration ou que toutes les planètes soient alignées.
Je le vois à chaque fois dans les programmes que j’anime : les meilleurs Copywriters sont ceux qui n’attendent pas qu’on leur dire quoi faire. Ils sont autodidactes.
Commencez à écrire et à vous exercer par vous-même. Jouez avec les techniques et les codes de la communication en ligne. Votre progression n’en sera que plus rapide.
Une fois cela dit, vous avez la possibilité d’accélérer votre apprentissage en suivant une vraie formation dans le Copywriting.
Point de vigilance ici : il en existe beaucoup. Et beaucoup qui ne savent pas vraiment de quoi elles parlent.
Selon moi, le critère numéro un pour choisir une formation est celui de la crédibilité de votre interlocuteur. A-t-il réellement été Copywriter ? Avez-vous le sentiment qu’il sait de quoi il parle ? Aimez-vous l’image qu’il diffuse ? Avez-vous l’impression qu’il prend sa pédagogie au sérieux ? Pouvez-vous voir facilement des témoignages d’anciens élèves ?
Voici toutes les questions à vous poser pour faire le bon choix.
Si vous souhaitez découvrir mon approche, je vous redirige vers ce mini-cours : ma formation Copywriting gratuite.
Comme je le soulignais plus tôt dans cet article, le métier de Copywriter connaît un véritable engouement depuis quelques années. Et tout porte à croire que cette évolution va se poursuivre.
Savoir convaincre avec des mots est devenu une compétence stratégique, voire différenciante. À mesure que les entreprises investissent dans leur communication digitale, dans leur site internet, dans le content marketing et le référencement naturel, elles ont besoin de profils capables de produire du contenu percutant, bien structuré, et adapté à leur public cible.
Autrement dit : elles ont besoin de Copywriters.
Et certaines souhaitent les avoir en interne, à temps plein, en CDI.
C’est exactement le type d’emploi que j’ai décroché en 2017. Et je vais vous expliquer comment j’y suis parvenu.
À l’époque, je terminais mes études en école de commerce et j’explorais différentes pistes professionnelles. Un peu par hasard, je suis tombé sur une fiche de poste pour un poste de Copywriter en CDI, dans une startup du secteur de l’éducation : LiveMentor. Il se trouve que LiveMentor fait partie des belles startups du moment qui m’intéressent.
Le descriptif m’a tout de suite interpellé : il s’agissait de rédiger pour différents formats (emails, pages de vente, articles, séquences de lancement, publicités Facebook…), de collaborer avec une équipe marketing réduite, et d’évoluer dans un environnement stimulant.
Je n’avais aucun diplôme spécifique en rédaction, ni en journalisme, ni en marketing digital.
Mais, je remplissais tous les critères de cette fiche métier.
Pourquoi ? Parce que j’avais pratiqué.
Depuis deux ans, je publiais régulièrement des articles sur Medium. J’avais commencé à développer un style, à comprendre comment structurer mes textes pour qu’ils soient clairs et engageants.
Sans le savoir, je construis la barre verticale de mon profil en T.
J’avais aussi commencé à construire un réseau professionnel sur LinkedIn, et à m’intéresser aux logiques de référencement SEO et de création de contenu.
Sans le savoir, je construis la barre horizontale de mon profil en T.
Autre point très important : j’ai des choses à montrer et je suis crédible. Quand on m’a demandé des exemples de textes, j’avais de quoi montrer. Quand on m’a proposé un test d’écriture, j’étais prêt. Et surtout, je savais adapter mon message au poste que je visais.
Quand j'ai dû rédiger un article pour tester ce que je savais faire, j'étais serein. Cela fait deux ans que je publie du contenu. Je sais comment le faire, avec efficacité et qualité.
Résultat : pour la boîte, LiveMentor, j’ai le profil parfait. Logique, puisque sans le savoir, je développais précisément ce qu'il fallait pour décrocher un tel poste.
C’est un point essentiel : si vous postulez à un poste de Copywriter, ne vous contentez pas d’un CV classique. Faites une vraie démonstration de vos compétences rédactionnelles.
Mon conseil :
C’est exactement ce que j’avais fait.
Et c’est ce qui m’a permis de décrocher mon premier CDI, sans diplôme spécifique, mais avec une vraie valeur ajoutée.
J'ai même écrit un post sur LinkedIn pour expliquer pourquoi j'ai été recruté (à lire ici).
Il se trouve en plus que, pour moi, ce job cochait d’autres cases importantes :
Cette expérience est évidemment personnelle et il y a peu de chance que votre propre histoire ressemble à la mienne. Mais si je vous la partage, c’est parce qu’elle contient plusieurs apprentissages importants pour vous aider à trouver un job :
Pour aller plus loin : comment apprendre le copywriting en ligne.
Vous préférez emprunter la voie de l’indépendance plutôt que celle du salariat ?
Bonne nouvelle : devenir Copywriter freelance est une option tout à fait viable, et même de plus en plus recherchée par les entreprises. Si vous vous y prenez bien, il est possible de créer une très jolie carrière dans ce domaine.
Mais attention, le freelancing n’est pas qu’un statut. C’est une activité à part entière, qui nécessite à la fois des compétences rédactionnelles, des aptitudes business, une bonne organisation, et une capacité à gérer son réseau professionnel.
La base des conseils utiles pour devenir Copywriter en freelance est la même que pour décrocher un job salarié. Avec quelques petites nuances que je détaille ici.
La première étape pour lancer votre activité en tant que Copywriter freelance, c’est de définir votre positionnement et de trouver votre niche.
Les clients auront davantage confiance en vos compétences si vous vous présentez comme un freelance spécialisé dans une industrie précise. La meilleure stratégie de se différencier et de sortir du lot est de choisir un segment de marché précis et de s’y tenir.
Ce n’est pas obligatoire, mais il peut être intéressant de vous spécialiser dans un format de Copy en particulier.
Par exemple, je connais des indépendants qui proposent uniquement des prestations en e-mailing pour des sites e-commerce clients.
La bonne manière de réfléchir à votre positionnement et aux prestations que vous proposez est de partir de votre client idéal (votre persona) :
Cette réflexion va vous permettre de construire une offre claire et de ne pas vous noyer dans un marché saturé. Ensuite, travaillez votre marque personnelle et communiquez autour de votre expertise. Sur le long terme, cela va vous permettre d’attirer des prospects qui auront envie de travailler avec vous spécifiquement.
Pour trouver des clients sur le court terme, vous allez très certainement avoir besoin de prospecter. Je sais qu’il existe beaucoup de peurs et de fausses idées autour de la prospection, mais c’est incontournable.
Prospectez de manière maligne : voyez cela comme un jeu qui consiste à comprendre les besoins de votre cible et d’y apporter une solution.
Une fois votre offre en place, vous allez devoir prouver votre expertise. Et cela commence par la constitution d’un portfolio.
Même si vous débutez, vous pouvez créer de "fausses" pages de vente pour vous entrainer, rédiger des articles pour votre propre blog, publier régulièrement sur LinkedIn ou dans des groupes spécialisés.
Votre portfolio n’a pas besoin d’être commandé par des clients pour avoir de la valeur.
Un bon portfolio doit montrer :
Plus votre portfolio sera solide, plus il vous aidera à décrocher des missions… et à créer une file d’attente de prospects intéressés par votre travail.
Le bouche-à-oreille fonctionne, mais pas au début. Il va falloir faire connaître votre nom.
Voici quelques pistes à explorer :
Mais ne misez pas tout sur les plateformes : elles doivent être un canal temporaire, pas une stratégie à long terme. Ne perdez surtout pas de temps avec les plateformes qui vous proposent des missions payées aux centimes. C’est une dépense d’énergie inutile et cela va vous dégoûter de ce job.
Lecture annexe recommandée : J’ai publié un article très complet pour vous partager mes meilleurs conseils afin de vous aider à fixer vos tarifs en Copywriting.
En lisant ces lignes, vous comprenez certainement que vous allez devoir développer une nouvelle palette d’aptitudes : des aptitudes business.
Être freelance signifie développer une entreprise. J’en vois beaucoup qui pensent qu’ils vont uniquement faire du Copywriting et que cela va marcher.
C’est faux ; ce n’est que 50 % du job. Les autres 50 % portent sur la capacité à gérer votre activité comme un véritable business.
C’est l’étape que beaucoup redoutent : la prospection.
Mais il ne s’agit pas de harceler des inconnus avec des messages copiés-collés. Il s’agit de comprendre les besoins de vos cibles et d’y répondre avec intelligence.
Astuces :
Être freelance, c’est aussi apprendre à se gérer comme une entreprise.
Nous voilà au terme de cet article. J’espère qu’il vous a été utile, qu’il vous a éclairé, et surtout, qu’il vous a donné l’envie — ou le courage — de vous lancer.
Car le plus beau dans ce métier, c’est sans doute sa dimension évolutive.
Le Copywriting n’est pas un chemin figé. C’est une discipline vivante, en mouvement constant, et riche en opportunités de carrière.
Vous pouvez choisir de rester Copywriter indépendant, avec une spécialisation forte sur un type de contenu (pages de vente, emails, scripts vidéos…). Vous pouvez aussi évoluer vers des postes plus stratégiques :
Certains choisissent aussi de devenir formateur, auteur, ou de lancer leur propre structure (studio éditorial, collectif freelance, newsletter monétisée…).
C’est un métier qui s’intègre parfaitement à une carrière dans le marketing et la communication, mais aussi dans le référencement naturel SEO, le growth marketing, ou même la création de produits digitaux.
Et surtout : il est compatible avec un mode de vie flexible, mobile, travail à distance compris. Vous pouvez écrire de n’importe où, avec un ordinateur, une connexion, et un bon brief.
Mais au-delà des débouchés, ce que j’aime profondément dans cette activité, c’est qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Il y a toujours un nouveau format à explorer, une idée à tester, une émotion à provoquer. Chaque projet vous demande de vous adapter. Chaque texte est une occasion d’affiner votre style, votre structure, votre impact.
En Copywriting, on ne stagne jamais. On progresse. Et c’est peut-être cela, au fond, la plus belle évolution professionnelle.
Si vous avez envie de vous lancer, je vous invite à démarrer simplement.
Le travail que je vous ai présenté dans cet article est donc, lui aussi, sans fin. Lire, être curieux, essayer de comprendre, travailler votre compétence fondamentale… Voici quelques-uns des pavés qui vont constituer votre roue si vous souhaitez devenir Copywriter.
Si vous faites en sorte d’apprécier le processus et d’élever constamment votre niveau, je ne me fais aucun soucis pour vous.
Inscrivez-vous à l'un de mes mini-cours gratuit par email et commencez à progresser, dès maintenant.
Pourquoi certains freelances en écriture gagnent tout juste le SMIC ...
alors que d'autres dépassent le plafond de la micro-entreprise ?