Dépasser sa zone de compétences pour progresser, par Julie Merrer

Contenu rédigé à 100% par un vrai humain, et non une IA ✍️

Les meilleures missions sont celles qui nous font peur au départ. Celles pour lesquelles on ne se sent pas à la hauteur. Julie Merrer nous le montre en nous racontant les coulisses de sa première vraie mission en freelance.

7 min. de lecture
Julie Merrer
August 23, 2023
7 min. de lecture

Hello ! Je m’appelle Julie Merrer et je suis freelance rédactrice / copywriter depuis août 2020.

À la base, je ne viens pas du tout du domaine du marketing. J’ai fait des études de droit et j’ai commencé un premier job en tant que juriste. J’ai rapidement compris que je n’allais pas être heureuse à faire cela toute ma vie. Alors j’ai décidé de tenter ma chance dans le freelancing.

J’ai démarré en freelance en m’appuyant sur ma force : mon parcours et mes connaissances dans le droit. 

La mission que je vais vous présenter est la toute première que j’ai réalisée. C’était un sacré challenge pour moi, riche en apprentissages et en enseignements pour la suite !

Aujourd’hui, je travaille principalement avec des grosses startups de la Tech sur des missions de deux types : rédiger des articles de blog et supporter de l’équipe marketing, notamment pour faire des tâches variées comme le copywriting de Facebook Ads, de Newsletters ou encore de posts LinkedIn.

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Se faire une place dans un milieu étranger

Avant de me lancer en tant que freelance, je ne connaissais quasiment rien au marketing, au freelancing et à l’univers du business. J’avais simplement quelques amis freelances et je voyais ce qu’ils faisaient.

J’ai plutôt un profil littéraire. J’aime lire et écrire depuis toute petite et, à force de discussions, je me suis dit que le métier pourrait me plaire.

J’ai profité de ma dernière expérience en tant que juriste pour effectuer une mission freelance en parallèle. Cela m’a permis de tester cette nouvelle voie et de voir si cela pourrait me plaire, sans risque. 

Une fois que je décide de sauter le pas, une première grosse question émerge : comment me présenter ? Comment me différencier des autres rédacteurs/rédactrices ? 

La fameuse question du positionnement.

J’observais un peu les réseaux et les différentes plateformes et j’avais l’impression qu’il y avait déjà énormément de freelances en rédaction et en copywriting. Au début, cela m’a un peu stressé. 

Sans grande conviction, je décide de me créer un profil sur Malt, en faisant en sorte de bien l’optimiser. J’oriente tout de suite mon profil vers ce que je pense être ma force : mon parcours dans le droit.

C’est, selon moi, la stratégie la plus simple et la plus directe pour trouver ma première mission et ainsi entamer la création de mon portfolio.

Je me dis qu’une entreprise du droit peut être rassurée par mon profil et le fait que je possède des bonnes connaissances dans ce domaine. Et j’ai eu raison !

Un démarrage sur les chapeaux de roues

Moins d’une semaine après mon inscription sur Malt, je reçois un appel.

C’est un employé de l’équipe Malt qui me contacte et m’explique qu’un gros compte client dont il a la gestion cherche un rédacteur.

Lors de l’appel avec cette personne, je comprends que la mission demande un rythme très soutenu pendant quatre mois pour aider ce client à lancer sa stratégie de contenu.

Il m’explique que la mission est très exigeante et que le client attend trois à quatre articles par semaine sur des sujets techniques en lien avec le milieu bancaire.

La personne de Malt m’explique que la mission est difficile car trois rédacteurs ont déjà passé un test, sans succès.

Même si je suis débutante dans le freelancing, il m’explique m’avoir choisit car j’ai un profil juridique et cela peut faire la différence par rapport à un profil généraliste - même plus expérimenté (ce qui était le cas pour les trois premiers freelances à l’essai).

Pour moi, c’est une occasion en or que je ne dois pas manquer. 

J’explique aux équipes de Malt que je suis intéressée par la mission et ils me mettent en relation avec le client final, la personne dédiée au contenu dans l’entreprise cliente. Il s’agit d’une néo-banque, soutenue par une grosse banque nationale, qui se lance et qui souhaite amorcer une grosse stratégie de contenu.

Cette personne m’explique qu’ils construisent actuellement l’équipe contenu et que tout est à créer de zéro.

Leur objectif est simple : alimenter le site web en contenu SEO optimisé pour préparer le lancement du produit en Janvier-Février.

Cela nous laisse donc quatre mois (nous sommes alors en août) pour écrire un maximum d’articles.

Lors de l’entretien, je comprends que l’équipe apprécie mon parcours juridique. Ils me proposent d’effectuer un test afin de valider mes compétences et de voir si je serai capable de tenir le rythme.

J’ai la pression, mais je comprends aussi que c’est une immense chance pour moi.

Étant donné que je me lance juste en freelance, je n’ai aucun article à montrer. Mon portfolio est vite.

C’est une belle opportunité de mettre les mains dans le cambouis et me confronter à la réalité du marché. 

Se donner les moyens de réussir

Le test est costaud.

Il s’agit d’une semaine complète, pendant laquelle je dois rédiger quatre articles.

Un article pilier d’environ 4 000 mots et trois articles de 1 000 à 1 500 mots, optimisés pour le SEO. 

(Je précise que la semaine de test est rémunérée).

Bien évidemment, les textes traitent de sujets techniques liés au droit. Ce qui implique donc beaucoup de recherches !

Je ne réfléchis pas et j’y vais à fond. Le point très positif, c’est que les articles portent sur des problématiques liés à la comptabilité des indépendants, cela m’intéresse d’autant plus car je suis directement concernée. 

J’apprends donc énormément en écrivant ces contenus.

Je dédie ma semaine complète à ce test, en enchaînant des sacrées journées.

Et cela paie ! Ils apprécient mon travail et décident de me confier la mission. On part sur quatre mois de collaboration, jusqu’à Noël, à un rythme de 3 à 4 jours de travail par semaine.

La rémunération est fixée à 220€ HT par jour. Ce n’est pas très élevé en soi, mais le volume de jours travaillés fait que cela me génère, mine de rien, un chiffre d’affaires intéressant. 

Parfait pour débuter !

Le baptême du feu

Dès septembre, toute l’équipe en charge du Content Marketing (dont je fais désormais partie) se lance dans un gros rythme de production.

L’équipe a défini les grands thèmes à aborder et les priorités SEO, sur des sujets liés à la facturation, l’administratif ou encore la comptabilité. Maintenant, il s’agit d’écrire tout cela. 

Sur une semaine type, j’écris entre 6 000 et 8 000 mots. Cela correspond à un gros article pilier et deux ou trois articles de taille normale.

On se répartit les articles chaque lundi, avec pour objectif de les rendre à la fin de la semaine. 

Le rythme est tellement intense que l’on a tous du mal à tenir la cadence. Et je me retrouve souvent à travailler le samedi et le dimanche pour tout boucler. C’est parfois le stress. 

Je fais des recherches et j’écris sans arrêt. Ces quatre semaines sont un véritable bootcamp intensif pour moi. Je n’ai pas le temps de tergiverser et de me poser des questions.

Lorsque je démarre la mission, je n’ai aucune connaissance en SEO. Idem pour tout le jargon marketing qui me faisait un peu peur initialement (je me suis rendu que c’est loin d’être aussi compliqué qu’il n’y paraît). 

Mais le gros avantage pour moi, c’est que ma mission est très bien cadrée. Les briefs éditoriaux sont très bien réalisés et on m’explique précisément ce que je dois faire. L’entreprise travaille avec une agence SEO qui explique à chaque fois ce que l’on doit faire, les mots-clés à utiliser et les bonnes pratiques à respecter. 

Pour moi, c’est génial. J’apprends énormément. 

Je suis vigilante également à écrire des textes vraiment de qualité, et ne pas me contenter de bouillie SEO qui ne veut rien dire. Je travaille beaucoup sur la pédagogie et le style “naturel” de mes articles. 

À travers cette mission, je découvre les coulisses d’une réelle stratégie de contenu : pourquoi écrire tel article plutôt qu’un autre, comment le SEO s’articule dans tout cela, l’organisation du contenu en funnel, etc.

Je comprends qu’un article n’est pas qu’un article : la réflexion qui se trouve derrière est beaucoup plus vaste.

La mission se passe bien et nos articles se positionnent progressivement, sur des thématiques très concurrentielles. Cela renforce ma confiance en moi.

Oser se mettre en danger

La charge importante de travail fait que, finalement, la mission passe très vite.

Vers la fin, je suis contente que cela se termine. J’ai la tête dans le guidon et ne fais que cela pendant quatre mois. J’ai littéralement rédigé plusieurs dizaines d’articles - un vrai sprint.

Je sens l’envie de passer à autre chose. 

Mais je suis très reconnaissante envers cette mission. J’ai développé mes compétences et construis mon portfolio. J’ai désormais plein d’articles à montrer à mes futurs prospects !

Cette première mission me permet aussi de dédiaboliser le marketing, le freelancing et le business. Ce n’est pas si dur qu’il n’y paraît et, avec du travail, c’est largement accessible. 

Surtout, j’ai appris à croire en ma capacité d’apprentissage. 

Je ne sais pas encore précisément comment faire cela ? Ce n’est pas grave, je vais apprendre à le faire !

J’ai osé me mettre en danger avec une mission qui était clairement hors de ma zone de confiance et de compétence. 

Avec le recul, je me rends compte de tout ce qu’elle m’a apporté : j’ai gagné en efficacité et en rapidité d’écriture. J’ai acquis des automatismes très précieux, sur la recherche ou la structure d’un contenu. J’ai aussi gagné en crédibilité et en expérience. 

En 4 mois, j’ai fait ce que certains freelance font en deux ans !

Aujourd’hui, je ne souhaiterais plus reprendre une telle mission. Je ne souhaite plus m’imposer de rythme aussi lourd. Je fais le choix de travailler un peu moins, mais sur des missions mieux rémunérées. Je réalise aussi à quel point il est dangereux de n’avoir qu’un seul client. 

Mais à l’époque, pour démarrer, c’était parfait. C’était le meilleur tremplin que j’aurais pu espérer.

A posteriori, je réalise aussi que cette expérience était géniale car j’ai eu la chance de travailler pour un service marketing qui était déjà bien mature. J’ai pu obtenir des feedbacks pertinents sur mon travail, me confronter à la réalité business et travailler dans un environnement bien cadré.

Par la suite, j’ai eu l’occasion de travailler pour des touts petits entrepreneurs qui n’avaient rien de tout cela. Et je peux vous dire que c’était beaucoup plus difficile.

Dernier point très positif concernant cette mission : les articles étaient signés en mon nom. 

Conséquence directe : j’ai reçu plusieurs sollicitations et opportunités de missions de personnes qui lisaient mes articles. 

Après cette mission, ma carrière de freelance s’est véritablement lancée. Il suffit parfois d’un seul client pour que votre vie change radicalement.

Vous l’avez compris, je recommande à tous les freelances d’oser se challenger. Les meilleures missions sont celles qui nous font peur au départ. Celles pour lesquelles on ne se sent pas à la hauteur. C’est comme cela que l’on progresse et que l’on franchit des paliers.

J’espère que cet article vous a plu - n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Bonne journée !

Julie.

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