Discours de marque et gestion marketing en freelance, par Diane Fastrez

Contenu rédigé à 100% par un vrai humain, et non une IA ✍️

Diane a mis sur pied le discours de marque et la stratégie marketing d’une startup, de zéro. Voici comment elle s’y est prise.

8 min. de lecture
Diane Fastrez
September 27, 2023
8 min. de lecture

Hello ! 

Je m’appelle Diane Fastrez; je suis responsable marketing éditorial et j’aime travailler sur des sujets liés à l’impact.

Cela fait maintenant deux ans et demi que je me suis lancée en freelance et aujourd’hui je vais vous raconter une mission sur laquelle je travaille depuis plus d’un an.

Je vais vous expliquer comment je me suis imposée en tant que freelance (alors qu'ils cherchaient un CDI), comment j'ai créé un discours de marque de zéro et comment je m'organise pour collaborer avec ce client qui n'y connaît rien en marketing.

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Avant de rentrer dans le vif du sujet, voici un peu de contexte.

J’ai suivi le parcours d’école de commerce classique : IUT Tech de Co, école et alternance dans des grands groupes. J’ai rapidement compris que ce n’était pas le type de structure pour moi. Il me faut quelque chose de plus humain et un secteur qui me donne envie de me lever le matin.

Le déclic est venu en suivant une formation de The Family.

J’ai tout de suite aimé l’univers et l’écosystème entrepreneurial.

C’est d’ailleurs grâce à ce programme que j’ai fait la connaissance de Guillaume, le fondateur d’Agricool.

À l’époque, Agricool est encore tout petit. Mais Guillaume a de grands rêves pour l’agriculture urbaine. 

​​On échange et c'est le coup de cœur.

En moins d'une semaine on décide de travailler ensemble. Je n'avais pas officiellement encore quitté mon ancien job, mais trop impatiente je commence à travailler sur mon temps libre. À mon premier jour, je reçois déjà une prime pour l'implication avant d'arriver

Je passe plus de quatre ans et demi à construire la marque de zéro.

Littéralement zéro : lorsque j’ai commencé, nous n’avions pas de produit, l’entreprise était encore en phase de recherche. Le site méritait à peine l'appellation de site, le reste était en friche. Et pour cause, Guillaume faisait avec les moyens du bord, en parallèle de ses 1000 autres sujets à gérer.

Mon rôle ? Définir l’identité de l’entreprise. 

Pour y parvenir, j'ai moi aussi fait pas mal de recherche. Pendant un trimestre, j’ai fait visiter nos containers (Agricool faisait pousser des fraises dans des containers) à plus de mille personnes. 

Je passais une heure avec chacun. C'était une opportunité unique pour comprendre qui était notre communauté, leurs attentes. Certains venaient de Belgique (le container était à Paris) pour faire une visite d'une heure et repartir. À partir de là, j'avais une matière incroyable pour concevoir le discours de marque.

C’est chez Agricool que j’ai affiné toutes mes compétences sur la partie éditoriale. J’ai également pu assister à toutes les étapes de développement d’une entreprise : quatre ans après sa création, nous étions 80.

Mais j’ai décidé de quitter l’aventure.

Quand on baigne dans le milieu entrepreneurial et que l’on passe son temps à côtoyer des gens qui montent des projets, cela devient contagieux.

J’ai voulu, moi aussi, tester l’expérience. 

Lorsqu’une agence SEO me propose une mission en parallèle de mon job chez Agricool, je saute sur l’opportunité. Je me dis que c’est un bon moyen pour commencer ma transition.

Rapidement, je déchante. Cette mission est un enfer. J’ai écrit plus de 300 000 mots payés 5 centimes le mot. Je vous laisse faire le calcul.

Malgré tout, cela me permet d’appréhender le milieu du freelancing et de me former en gagnant un peu d’argent.

Cette première expérience me rassure sur ma capacité à délivrer du bon travail en temps et en heure.

Elle me donne aussi envie de très vite évoluer vers quelque chose de mieux. Je quitte alors Agricool et j’oriente mes services pour rédiger des articles de blog à visée davantage éditoriale.

Il faut aussi savoir que j’ai un mode de vie engagé. Je suis végétarienne, je ne voyage qu'à vélo, j'ai construit une Tiny House et je communique régulièrement sur LinkedIn pour partager mes convictions.

C’est comme cela que je me fais repérer par un chasseur de tête.

Premiers contacts

Ce chasseur de tête travaille pour un client qui cherche une personne pour intégrer l’équipe et reprendre les sujets marketing.

Le poste est en CDI. Je ne souhaite pas redevenir salariée, mais je suis tout de même curieuse d’en savoir plus. 

C’est comme cela que je fais connaissance du fondateur de l’entreprise.

Il m’explique leur concept : électrifier des vélos. Il me raconte leur projet et je comprends que l’équipe est uniquement composée d’ingénieurs et de commerciaux.

Ils leur manquent une vraie touche marketing. Leur site est un site créé par des ingénieurs, pour des ingénieurs. On sent qu’il y a peu de temps consacré au discours, au branding, etc.

Tout est à créer, un peu comme chez Agricool. Banco !

Au bout d’une demie heure d’échange, c’est le coup de cœur. Le courant passe super bien et j’ai rapidement des idées pour les aider.

Ils cherchent un CDI, mais je sens qu’il y a tout de même une carte à jouer pour essayer de pousser du freelancing. Je décide donc de lui envoyer mon offre.

Le cadrage de la mission

Je leur propose un accompagnement sur trois mois qui fait office de test : 

  • Premier mois : Audit de l’existant
  • Deuxième mois : Refonte des pages essentielles du site Web
  • Troisième mois : Création d’un Brand Book

Et, s’il reste un peu de temps, j’évoque l’idée de lancer la newsletter et de créer du contenu pour les réseaux sociaux.

Je propose un accompagnement de deux jours par semaine au forfait, à raison de 400€/jour.

Ma proposition leur convient et on démarre donc sur un premier sprint de trois mois. On convient également des modalités de notre collaboration : 

  • Chaque semaine, on fixe un rendez-vous pour s’accorder sur les chantiers prioritaires ;
  • Sur mes deux jours de travail, j’en passe un avec l’équipe, dans les bureaux ;
  • Je leur envoie un bilan de mes actions à la fin de chaque mois pour suivre nos avancées.

L’équipe me donne rapidement carte blanche, le marketing ce n’est pas « leur truc ».

Au boulot !

J’attaque alors la première étape : l’audit de l’existant.

Pour cela, je relis toutes les pages du site, le début de newsletters qu’ils avaient écrites je me balade sur les réseaux sociaux et j’analyse chaque plaquette commerciale.

Je m'imprègne de tout pour essayer de comprendre où en est la marque.

Pour m’inspirer, je vais également voir ce que font les concurrents. Je veux comprendre les codes du secteur du vélo, le ton généralement adopté, etc.

Je prends également le temps de discuter avec chaque personne de l’équipe. J’ai des questions pour diriger l’interview, mais mon objectif est surtout de les faire parler. Je veux comprendre leur ressenti sur ce qu’est et doit être la marque. 

Une fois toutes ces recherches effectuées, je dresse alors un rapport d’étonnement : je note tous les points qui m’ont surpris, en positif ou en négatif.

Je remarque par exemple que les discours, dans l’univers du vélo, sont souvent très techniques et peu compréhensibles de tous.

Pourtant, le vélo a quelque chose de très émotionnel. On s’attache à notre vélo, on lui donne parfois un vélo, etc. Une vraie relation se crée.

Je soumets tout cela au fondateur, et nous en discutons. 

Il rejoint mon analyse et m’incite à creuser dans cette direction. L’enjeu est de parvenir à humaniser la marque, à susciter des émotions et à créer un vrai lien avec nos clients.

Deuxième étape du travail : matérialiser cela sur le site web.

Je commence par la page produit, la plus importante.

Je suis une structure de page assez classique. Je remplis les différents blocs en essayant de proposer plusieurs alternatives à chaque fois. J’ai envie de soumettre différentes versions à l’équipe pour comprendre ce qui résonne le plus.

Après leur validation, j’enchaîne avec la page d’accueil et la page “mission”, dans lesquelles j’incorpore des éléments de storytelling.

De mon point de vue, ce sont les trois pages les plus importantes d’un site.

Troisième étape : création du Brand book.

Le travail sur les pages du site m’a permis d’identifier, par essai / feedbacks, les éléments de langage et de discours que nous aimerions avoir.

Maintenant, il s’agit de formaliser tout cela dans un brand book qui sera partagé à toute l’équipe. L’objectif est de permettre à tout le monde de s’accorder sur la manière de communiquer.

Quels termes est-ce qu’on utilise ? Qu’est-ce qu’on ne dit pas ? Utilise t-on un langage inclusif ? Que pense t-on du franglish ? etc.

Ce brand book n’est pas fixé et a vocation à évoluer dans le temps. Mais il permet de donner un socle commun sur lequel se raccrocher.

À la fin de ce cycle de trois mois, l’équipe est satisfaite du travail accompli.

Mais on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ; nous ne sommes qu’au balbutiement de ce qu’il est possible de faire !

On repart pour de nouveaux cycles !

Après avoir posé les bases, il est temps de passer à la vitesse supérieure.

Prochain chantier : accélérer sur la création de contenu, notamment avec des articles optimisés SEO. L’objectif est d’augmenter le trafic du site.

On se met d’accord avec une fréquence de publication d’un article par semaine. Je veux d’abord prioriser la production pour ensuite passer du temps sur l’optimisation.

Mon rôle est également de décliner ces articles en contenus quotidiens pour les réseaux sociaux. Et, au passage, je relance la newsletter à un rythme mensuel.

Comme vous le voyez, mes deux journées de travail sont bien remplies. Je fais en sorte d’anticiper et de programmer à l’avance au maximum les publications.

J’aime fonctionner en gros blocs : je dédie des moments uniquement à la création de contenu, d’autres ensuite à la programmation, etc.

Cela me permet d’être bien focus et de livrer un maximum de choses. 

Ce nouveau sprint se passe aussi bien que le premier. Dans mes bilans mensuels, je partage les principaux chiffres liés à mon action (trafic sur le site, engagement sur les réseaux sociaux, engagement sur la newsletter, etc…).

Nous atteignons les objectifs et la croissance est bonne. Je renégocie alors mon tarif : on passe à 500€/jour.

Prochain chantier : préparer une campagne média.

J’ai une double mission : 

  • Rédiger des communiqués de presse qui vont être envoyés aux journalistes ;
  • Préparer le fondateur à prendre la parole en public pour répondre aux sollicitations médias.

Souvent, on sous-estime l’entraînement et la préparation nécessaires avant de prendre la parole face à des journalistes. Par expérience, je sais que c’est un exercice très particulier. On s’organise pour ne pas laisser de place à l’improvisation.

C’est un exercice passionnant, qui nous permet d’ailleurs d’affiner encore le discours de marque. 

Mon rôle au sein de l’équipe est croissant et c’est vraiment plaisant. Je suis la responsable marketing de l’entreprise, en freelance.

S’organiser pour réussir

J’ai appris énormément de choses grâce à cette mission. Notamment au niveau de mon organisation.

Je reçois des demandes de l’équipe tout au long de la semaine. L’erreur que j’ai faite au début, c’était de vouloir tout traiter à la volée, dès que les sollicitations venaient.

Mais j’ai vite compris que c’est la meilleure manière pour finir débordée et ne plus avancer sur mes tâches. Si je veux être productive, je ne dois pas m’éparpiller.

J’ai donc décidé de définir des créneaux précis pendant lesquels je réponds aux diverses sollicitations. Je l’ai communiqué à l’équipe et ils ont parfaitement compris ma démarche.

Je ne suis disponible que deux jours par semaine, je dois donc poser des limites et un cadre si je veux être productive.

Si vous souhaitez proposer des prestations généralistes de marketing comme moi, voici mon conseil : structurez les choses au maximum. 

Ne partez pas dans une mission aussi large sans définir clairement les objectifs chiffrés à atteindre, quitte à les poser vous-mêmes à votre client. 

Réfléchissez aux enjeux business de votre client et à la manière dont vous pouvez l’aider, pour ensuite seulement définir les moyens. 

Prenez le temps de structurer en amont votre stratégie avant de vous lancer tête baissée dans l’exécution.

Dernier point avant de vous quitter :

C’est super difficile de trouver directement une mission comme celle-ci, en freelance. Au départ, cela peut sembler large et peu concret.

C’est pour cela que l’écriture d’articles de blog est une bonne porte d’entrée.

Cela vous permet de commencer à travailler avec l’entreprise, de montrer la qualité de votre travail et, surtout, d’observer les besoins de l’entreprise de l’intérieur.

Vous êtes ainsi beaucoup plus à même de comprendre leurs véritables problématiques et de vous positionner dessus.

Faîtes de la veille sur le secteur de votre client et donnez-lui envie d’élargir votre mission ! 

J’espère que cet article vous a plu !

D'ailleurs, d'ici la fin d'année, j'ai tout programmé pour que la communication de la marque continue, en automatique. 

De mon côté, je vais me consacrer un peu plus de temps à l'écriture de mon premier roman (parcours que je documente dans ma newsletter Chapitre). Et voilà un petit cadeau reçu justement de la part de l'équipe la semaine dernière :)

Diane Fastrez freelance rédaction marketing

À bientôt, 

Diane

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