Êtes-vous capable d’affirmer où vous serez dans 5 ans ? De quoi sera composée votre vie professionnelle ?

Sur le papier, j’ai tout ce qu’il faut pour répondre à ces questions : je suis diplômé d’un Master d’une grande École de commerce française et j’ai eu mon premier CDI directement à la sortie.

Les réponses semblent évidentes : ce diplôme est mon passeport pour l’emploi à vie. Il me suffit de rejoindre une grande entreprise, de bien me comporter pour y faire carrière et de gravir les échelons tous les 3 ou 4 ans. Tout ira bien.

Mais en choisissant cette voie, j’ai l’impression de passer à côté des opportunités exceptionnelles qu’offre notre époque.

Certains diront que je devrais m’estimer reconnaissant. Nombreux sont les jeunes de ma génération qui peinent à décrocher un job à la sortie de leurs études.

L’économie et le marché du travail ne semblent plus avoir de sens. La concurrence entre les diplômés ne fait que s’accroître. De nouveaux métiers apparaissent. D’autres disparaissent. Les frontières entre les disciplines s'atténuent. La place qu’occupe la technologie est grandissante. Les carrières évoluent à une vitesse jamais vue.

Tout devient de plus en plus flou. Et ce n’est que le début.

Pourtant, certains s'en sortent très bien et tirent pleinement partie des opportunités de notre époque.

Ils choisissent leur projet, passent du temps sur ce qui les passionne, travaillent en voyageant et s’affranchissent des contraintes traditionnelles.

Le tout, en gagnant bien leur vie.

Comment est-ce possible ?

Qu'avez-vous à montrer ?

Nous sommes entrés dans ce que j’appelle “l’ère des projets” - et les règles du jeu ne sont plus les mêmes.

Ce qui compte n’est plus le monopole dont on dispose sur l’Information. Historiquement, le prestige des grandes écoles s’est construit sur l’accès privilégié à la connaissance qu’elles offraient à leurs étudiants.

Aujourd’hui, il y a davantage de connaissances et de ressources dans notre poche que dans les bibliothèques de ces grandes écoles.

La question n’est plus de savoir d’où l’on vient, quelles études nous avons faites ou quelle grosse entreprise est présente sur notre CV.

Bien sûr, cela a toujours un rôle ; on ne change pas un système du jour au lendemain.

Mais ça l’est de moins en moins.

Tout devient mouvant ; plus rien n’est figé.

À l’ère des projets, ce qui compte est ce que l’on sait faire de nos mains.

Il n’existe plus de “rente de diplôme” ou de situation acquise à vie.  

Il faut se mouiller. Se renouveler sans cesse. Apprendre par soi-même. Développer des compétences. Montrer ce que l’on sait faire. Devenir anti-fragile.

Ceux qui l’ont compris sont récompensés de manière disproportionnée. Ils vivent de leur passion, selon leurs propres termes. Ils possèdent le luxe de la liberté.

"People can now build audiences at scale and turn their passions into livelihoods, whether that’s playing video games or producing video content." - Li Jin

À lire :

The Passion Economy and the Future of Work - Andreessen Horowitz
On new creator platforms, individuality is a feature, not a bug.

Il ne s'agit pas forcément de développer des compétences “techniques” (comme apprendre à coder, par exemple).

L'enjeu est plutôt d'avoir quelque chose à montrer : un site, un blog ou un projet quelconque. De construire sa marque personnelle. D'être vu comme une personne de référence (et donc compétente) dans son domaine.

Many of my smartest young friends skipped college and found other ways to differentiate themselves—for free—in less than two years. They followed a simple three step process: First, they found an obscure topic or an emerging industry where lack of experience wasn’t an issue. Then, they researched it obsessively. Once they built a knowledge base, they advertised their skills and attracted opportunities by sharing knowledge on the internet. - David Perell

À lire :

What the Hell is Going On? — David Perell
<p>Exploring the future of media, entertainment, philosophy and sports. Let’s create a better world. </p>

L'écriture est un super pouvoir

C’est ici que l’écriture est un excellent levier.

De nouveaux formats de contenus comme la vidéo et le podcast sont de plus en plus populaires. Certains en parlent comme des nouveaux eldorados.

Mais l’écriture reste le meilleur moyen pour accélérer sa carrière et se démarquer dans un monde où la concurrence est de plus en plus forte.

Combien de textes lisez-vous chaque jour ?

Vous en lisez en permanence. Ils sont plus ou moins longs. Plus ou moins bons.

Mais vous en lisez tout le temps.

Pour de nombreuses raisons, l’écriture est une compétence fondamentale pour tirer partie des opportunités du XXIème siècle.

L'écriture est le meilleur moyen pour construire une expertise et un monopole personnel dans un domaine. Pour expliquer une pensée complexe et se l’approprier.

L'écriture, et le contenu en général, scalent à l'infini. Un texte écrit une fois peut être lu des dizaines de milliers de fois, sans effort supplémentaire de la part de son auteur. Il peut être amélioré et retravaillé des dizaines de fois. Il peut se partager en quelques clics.

L'écriture permet de clarifier ses pensées et d’apprendre à devenir une machine à idée. Cela nous apprend à observer le monde et à le comprendre.

L’écriture enseigne la discipline. C’est un processus sans fin qui nous pousse à toujours nous remettre en question.

L’écriture occupe une place centrale dans nos civilisations depuis des milliers d’années. Elle ne disparaîtra et ne se fera pas automatiser. Notre capacité à raconter des histoires nous rend unique.

Depuis ses débuts, Jeff Bezos s’attache à construire Amazon en se concentrant sur les choses qui ne changent pas.

Il ne cherche pas à faire ce qui est tendance. Il fonde ses actions sur des principes immuables.

Les consommateurs voudront davantage de sélections, pas moins. Ils voudront une livraison plus rapide, et non l’inverse.

Bezos oriente ses actions sur le long terme et s’appuie sur des principes qui resteront vrais dans 10 ou 20 ans.

Savoir écrire n’est pas à la mode. Mais cela fait partie des compétences fondamentales dont l’importance ne diminuera jamais.

Peu importe votre situation, votre environnement ou votre job, l’écriture est une compétence utile. Si vous savez écrire, vous serez capable de persuader les gens d’adhérer à votre point de vue.

  • Que font les athlètes qui arrivent en fin de carrière ?
  • Que font les entrepreneurs au crépuscule de leur première aventure et à l’aube de leur seconde ?
  • Que font les hommes politiques dans les moments charnières de leur carrière ?

Ils écrivent.

Pour ne pas se faire oublier. Pour laisser une trace durable. Pour mettre un point final à ce qu’ils viennent de vivre. Pour partager leur vision du monde. Pour amorcer une phase de transition. Pour intégrer de nouveaux milieux. Pour créer des assets durables.

L’écriture est un moyen incontournable pour tisser votre réseau, rencontrer des nouvelles personnes et construire une communauté.

L’écriture permet de créer des effets de leviers et de générer des intérêts composés : pour chaque effort que vous réalisez aujourd’hui, il est possible d’en tirer des bénéfices disproportionnés, sur le long-terme.

Chaque jour, le contenu que vous créez a une chance de toucher quelqu’un. Il peut vous ouvrir les portes d’un nouveau projet. Attirer un mentor potentiel. Des propositions de job. Des missions en Freelance. Des rencontres intéressantes. Des invitations à des événements ou à prendre la parole dans des médias (blog, podcast, etc.).

L'écriture peut se décliner indéfiniment en fonction de vos aspirations, ambitions et de votre domaine.

Les barrières à l’entrée sont nulles. N’importe qui peut s’asseoir à son bureau pour écrire et publier son texte aux yeux du monde. C’est gratuit.

C’est également ce qui rend l’exercice si difficile.

Car s’il est aussi aisé de partager ses pensées, cela signifie également que l’on peut publier n’importe quoi. Le web pullule d’articles de mauvaises qualité et de clickbaits.

L'enjeu est donc de sortir du lot. D'écrire le genre d'articles remarquables que l'on conserve précieusement dans ses favoris et que l'on partage à ses amis. D'aller beaucoup plus loin que les autres. De passer du temps à raffiner ses idées et ses phrases.

Pour cela, voici quelques grands principes :

  • Les très bons articles ne sont pas écrits par les meilleurs en grammaire ou en orthographe. Ils sont le fruit des auteurs qui ont développé un point de vue original sur un sujet.
  • Les essais et les articles long format (>2 000 mots) sont sous-cotés.
  • Pour progresser sur la durée, il faut créer des boucles de feedbacks et s’entourer de personnes qui partagent la même ambition.
  • Un bon texte doit être travaillé et re-travaillé des dizaines de fois avant d'arriver à maturation.
  • La régularité est clef. Pour bien écrire, il est indispensable d'adopter de solides habitudes.
  • Comme n'importe quel athlète, un auteur a besoin de s'entraîner sur des exercices spécifiques, pensés pour le faire progresser.
  • Le gros du travail s’effectue avant la phase de rédaction. Pour écrire de bons articles de manière consistante, il faut se construire un système solide de prise de note et d'observation du monde.
  • Il faut décortiquer les excellents articles pour comprendre ce qui les distingue des autres

L’écriture est une compétence essentielle pour tirer partie des opportunités qu'offre le XXIème siècle. Maîtriser cet exercice est un processus sans fin.

Mais pas de panique, nous sommes là pour progresser ensemble.

Bienvenue sur Sauce Writing.